Lors de l’Assemblée Générale du 18 juillet 2005 en présence de
la Présidente du SNAPCC, le Président de la CCI s’est engagé à
l’aéroport à revoir les bas salaires ainsi qu’à passer sous statut
administratif les agents aéroportuaires, en déclarant que cette
revendication était légitime étant donné qu’ils étaient les seuls
à ne pas être sous statut.Plutôt que de tenir ses promesses et
d’engager une politique de renouveau du climat social et de revoir
les bas salaires, le Président préfère « jeter de l’huile sur
le feu » :
Révision des
bas salaires : « Aux oubliettes »
Promesses du Président d’un renouveau social : « Aux oubliettes
»
Par contre,
afin de permettre « l’amélioration d’un renouveau social » notre
Président, par le biais de son Directeur Général a jugé utile
de « remettre de l’huile sur le feu » en
donnant une prime allant de 150 à 300 Euros aux personnels non
grévistes du mois de juillet.
TOUJOURS
LES MEMES QUI PROFITENT ET LES « PETITS » QUI TRINQUENT ! !
Dans
un souci de renforcement de l’esprit d’équipe souhaité par la
direction, il serait judicieux que les gens qui vont bénéficier
de cette prime, du statut, et des avancées sociales comme tout
le personnel, refusent la prime ou s’ils l’acceptent, fassent
un don et redistribuent celui-ci au profit des agents grévistes.
Il est étonnant de voir que la CCI n’a pas encore trouvée les
moyens pour traiter les problèmes des bas salaires de la plate-forme,
mais trouve les ressources pour attribuer des primes.La CCI n’est-elle
pas entrain de franchir le Rubicon ? Aura t-elle les reins assez
solides pour payer des primes équivalentes à tous les agents de
la CCI qui ne feront pas grève dans les conflits à venir ? Notamment
lors de la grève nationale prévue le 4 Octobre 2005, nous trouvons
là, toutes les limites et l’incohérence de cette mesure discriminatoire.
Nous
laissons à l’appréciation des agents de la CCI du Var le bien
fondé de cette nouvelle, étonnante, et inédite orientation sociale…
Restons mobilisés : « La solidarité reste et restera le maître
mot. »
Le code du travail : Article L521-1
L'employeur
ne peut pas prendre la grève comme prétexte pour effectuer des
discriminations entre les grévistes et les non-grévistes, notamment
en matière de rémunérations et d'avantages sociaux. Il ne peut
pas davantage verser aux seuls salariés non-grévistes une prime
pour les récompenser.
Cette
forme de "prime antigrève" est totalement illégale.
Nous
tiendrons une assemblée générale le 10 octobre 2005 à 18h00 au
Café de la plage; nous pourrons débattre ensemble de tous les
sujets qui vous tiennent à cœur et envisager les contre mesures
que nous pourrons prendre. Venez nombreux …
Vos Représentants du personnel SNAPCC
/ UNSA section de la CCI Var